Déjà les 10 derniers jours de notre tour du monde. On quitte le Rajashtan pour découvrir d’autres facettes de l’Inde : la générosité et le partage de la communauté Sikh, les foules d’hindous assistant aux cérémonies religieuses aux bords du Gange sacré, le calme d’une retraite dans un Ashram avant de revenir à l’agitation de la vieille ville de Delhi… De beaux souvenirs avant de s’envoler pour la France et de retrouver famille et amis.

Le trajet (carte Google Map)

Amritsar

Après une journée entière de bus pas très confortable, on rejoint la ville d’Amritsar, à une trentaine de kilomètres du Pakistan. On y vient essentiellement pour visiter le Golden Temple, coeur du sikhisme (minorité religieuse qui prone l’honnêteté et le service à la société). Ici on admire l’architecture : le sublime temple recouvert d’or, se reflétant dans le bassin sacré sur lequel il repose, et l’ensemble des bâtiments en marbre blanc qui l’entoure. Mais on est particulièrement marqués par la ferveur religieuse et ses rituels : les prêtres se relaient pour chanter les paroles du livre sacré sans interruption, les croyant se purifient dans le bassin, et se pressent pour entrer à l’intérieur du temple (la queue de plus d’une heure, de jour comme de nuit ne semble pas les décourager !). On fait nous aussi la visite avant de revenir nous poser au bord des bassins pour admirer toute cette ferveur. On testera même la cantine et le dortoir géré par les pratiquants eux-même.

On en profite aussi pour aller voir la délirante cérémonie de clôture de la frontière indo-pakistanaise. Tous les soirs, des milliers de personnes se rassemblent dans des tribunes en forme de colisée pour assiter au spectacle, dans une ambiance mi-stade de foot, mi boite de nuit. Pendant 30 minutes des gardes défilent de façon burlesque sous les cris des spectateurs indiens et pakistanais. Une vraie parade de coqs, de chaque côté de la frontière !

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Haridwar et Rishikesh

Un trajet en train de nuit, et on débarque à Haridwar, à l’endroit où le Gange quitte les montagnes de l’Himalaya pour commencer sa route dans la plaine. L’accueil y est plutôt glacial : les hotels nous refusent, prétextant d’être complets, quand les registres sous nos yeux semblent indiquer tout le contraire… Nos recherches d’un ashram s’avèrent vaine également, on quitte donc la ville après une journée direction Rishikesh.

Une fois n’est pas coutume, on ne visite pas la ville, car on a décidé de se poser trois jours dans un ashram pour faire du yoga et de la méditation. Au programme lever à 5h, 30 minutes de méditation suivies d’une heure 30 de yoga, plutôt sportif. Puis repos jusqu’à 16h, avant une deuxième session de 1h30 de yoga. Les repas se font en commun, chacun aide et fait sa vaiselle, et à partir de 21h, c’est silence complet jusqu’au lendemain matin. Trois jours de calme qui nous font le plus grand bien.

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Delhi

On finit ce tour du monde par la capitale indienne qui ne manque pas de lieux à visiter ! On consacre les premiers jours aux grands édifices dispersés aux quatre coins de la ville. D’abord le temple hindou Swaminarayan Akshardham, ses jolies sculptures, les nombreuses colonnes (même si elles ne valent pas la finesse de Ranakpur) en terminant par le spectacle de jets d’eau, sur fond de son et lumière. On se rend au Qutb Minar, célèbre pour son minaret haut de 72 mètres, et parcourons les vestiges de la conquête musulmanne, intégrant des éléments architecturaux typiques hindous. On a un coup de coeur pour la tombe de Humayun, immense bâtiment ressemblant au Taj Mahal mais dans un mélange de gré rouge et marbre blanc, entouré d’un beau jardin.

Une fois bien acclimatés, on se plonge dans le bouillonement de Old Delhi. Rues bondées, foule compacte, bousculades, bruits et odeurs (d’épices, comme de déchets !!!), ici la modernité de la capitale disparait au profit des boeufs et des vélos tirant d’énormes remorques ou d’hommes transportant des cartons sur leurs épaules. Seul moment de calme, la visite de la magnifique mosquée Jama (capable d’accueillir 25 000 fidèles), très semblable à celle de Fatehpur Sikri.

Pour terminer on change de décor, en visitant les « Champs Elysées » indiens. Construit par les Anglais l’avenue est bordée par les gigantesques bâtiments de la maison présidentielle, des ministères, et se prolonge jusqu’au Gate of India (sorte d’Arc de Triomphe). Très calme et large, bordée de jardins et fontaines, elle montre le faste de l’Inde moderne.

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Le 13 juillet, 364 jours après notre départ, nous reprenons l’avion en direction de Paris, où de nouvelles aventures nous attendent.

On a aimé

  • La générosité de la communauté Sikh : tout est gratuit, du repas au logement, en passant par les monuments et les musées (uniquement sur donations, et personne ne vous y pousse).
  • Les grandes avenues piétones, peu bruyantes, entourées de beaux bâtiments en gré rouge, autour du Golden Temple : sans la foule on aurait presque l’impression de quitter l’inde.
  • Participer au Kirtang Chanting (récitation chantée de mantras, accompagnée d’instruments) et au Fire Puja (rituel d’offrandes accompagné de chants autour du feu) à l’ashram de Rishikesh.
  • Le cour de yoga sur le rooftop de l’ashram avec vue sur les montagnes environnantes.

On a moins aimé

  • Les puces de lit dans les dortoirs du Golden Temple. Mais on s’estime heureux : c’était la seule fois du voyage…
  • Les campements sur des terrains partiellement innondés autour de Haridwar et Rishikesh. Probablement des Intouchables rejetés hors des villes.
  • L’ambiance « commerciale » dans le temple hindou de Haridwar. Plusieurs personnes (prêtres ?) devant les autels qui attirent visiteurs et prieurs en forçant la main pour faire des donations (et on se demande à qui elles reviennent…).

Ça nous a surpris

  • La cantine du Golden Temple : plus de 10 000 repas servis chaque jour dans deux grandes pièces, les gens sont assis alignés par terre. Autant dire que ça dépote pour le service et le nettoyage. Et la taille des marmites est stupéfiante !
  • Les centaines d’Hindous marchant le long de la route avec leurs récipients remplis d’eau sacrée, suspendus à un baton tenu sur l’épaule. Chaque année, des pélérins viennent aux sources du Gange et repartent en marchant, parfois des centaines de kilomètres, jusque chez eux, dans l’espoir que leurs voeux soient exaucés.
  • L’Arathi, cérémonie du feu qui se déroule chaque soir à la tombée de la nuit le long des ghâts à Haridwar : des milliers de personnes se rassemblent pour faire des offrandes dans le Gange et écouter des incantations et chants religieux. Cela nous ont permis de garder une meilleure image de la ville.
  • A Delhi, il y a des places, voir des wagons entiers, reservés aux femmes dans les bus comme les métros.

Nourriture

Pour fêter la fin de notre voyage et tester de nouvelles saveurs, on s’est lachés à Delhi. On a troqué nos habituels plats végétariens pour de la viande.

  • Poulet avec une sauce aux amandes à tomber par terre et agneau dans une sauce à la tomate.
  • Poulet tandoori : poulet macéré dans du yaourt épicé et pimenté et cuit dans un tandoor, un four-jarre en terre cuite.
  • Momos tibétain : sorte de raviolis fourrés à la viande hachée ou aux légumes et cuits à la vapeur.
  • Sizzler poulet : poulet servi dans un plat en métal ou fonte où il continue à cuire.
  • Aloo parantha : galette feuilletée légèrement plus épaisse que le naan, cuite sur une plaque avec du beurre clarifié et fourrée à la patate. Le petit déj typique des Indiens.
  • On découvre le fruit du jacquier cuit et en curry, un régal.

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