Nous continuons l’exploration du Rajasthan en pousuivant notre route vers l’Ouest du pays, jusqu’au désert du Thar. On commence par Udaipur, la ville blanche, puis faisons un petit crochet qui vaut largement le coup pour visiter le temple Jaïn de Ranakpur et terminons à Jaisalmer, notre dernière halte au Rajasthan.

Le trajet (Carte Google Map)

Udaipur

Nous sommes tout de suite séduits par la ville. Elle est plus propre, il y a moins de circulation et on peut donc se balader plus sereinement (bon sérénité très prudente, hein, on reste en Inde tout de même ;)). On se perd dans les ruelles, passons devant de très jolies maisons, le marché local, les nombreux vendeurs d’épices, petits plats ou pâtisseries…. Le matin, on longe les « ghats », ces volées de marches au bord du fleuve où les habitants viennent se laver et faire leur lessive.

On est subjugués par le palais qui surplombe la ville, sûrement le plus beau que nous ayons visité au Rajasthan. Grand ensemble tout blanc, l’intérieur est superbement décoré (scultpures, peintures, mosaïques, verres colorés), et de nombreuses pièces reconstituées.

On assiste aussi à un festival hindou en l’honneur de Vishnou. La statuette traverse la ville au sein d’un grand défilé, mélant allègrement éléments religieux, musique traditionnelle, mais aussi chars, dromadaires, et camions avec sono, volume poussé à fond et groupes de jeunes surexcités derrière !

On complète notre séjour par la visite du temple Jagdish (Vishnouiste), un musée situé dans une Haveli, ancienne maison du 18ème siècle, un très chouette spectacle de danses traditionnelles et marionnettes ainsi que 2 cours (particuliers !) de yoga.

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Ranakpur

Étrangement situé au milieu de nulle part, se trouve le temple d’Adinath, qui à lui seul mérite un arrêt à Ranakpur, bourgade située entre Udaipur et Jaisalmer. Il s’agit d’un sanctuaire Jaïn, religion prônant la non-violence et considérant tous les êtres-vivants égaux (oui même la plus petite fourmi). On compte environ 4 millions de fidèles en Inde (dont faisait partie la mère de Mahatma Gandhi). L’édifice, tout en marbre, est absolument slendide et il s’en dégage une véritable harmonie. Ses plafonds et ses 1444 colones sont finement ciselés, chacun de façon unique !

Les ouvertures aux étages sur tout le pourtour de la structure apportent luminosité tout en conservant la fraicheur, rendant la visite d’autant plus appréciable.

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Jaisalmer

Cette ville se situe aux portes du désert du Thar, à l’Ouest du pays. Le paysage est aride, et la pierre locale (gré jaune) utilisée pour construire le fort et les bâtiments de la ville lui donne une identité particulière.

On visite le fort : belle structure défensive, nombreuses tours, et gros boulets de pierre prêts à être renversés sur l’ennemi. On découvre surtout les Havelis, maison construites au 18ème siècle pour les riches marchands jaïns, qui dominaient l’économie au Rajasthan. Les façades sont particulièrement exceptionnelles avec leurs fins ciselages, et plusieurs pièces sont réaménagées (on y découvre déjà l’influence occidentale dans le mobilier et quelques décorations, tout comme dans les différents palais visités).

Enfin, on fait une excursion de 1 jour 1/2 dans le désert. D’abord en jeep, on visite un village fantôme, quitté par l’ensemble de ses habitants au 19ème siècle (après de terribles menaces de la part du maharaja à qui ils avaient refusé une femme en mariage, raconte la légende). Ensuite on part à 7 (2 autres touristes espagnols, notre guide et 2 apprentis), s’enfoncer dans le désert à dos de dromadaire. Même si la position est très inconfortable (pieds ballants, et mal aux fesses), c’est une expérience unique qu’on a vraiment appréciée. On traverse des vastes terres entre roches et arbustes avant de rejoindre les dunes de sables, la plus belle partie de l’excursion !

Nous quittons Jasailmer en bus de nuit (où nous testons les couchettes, d’une propreté douteuse mais nous permettant de dormir… un peu !) afin de rejoindre Amritsar.

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On a aimé :

  • Les saris colorés des femmes, leurs multiples bijoux ainsi que les élégants turbans des hommes, dont l’enroulage est tout un art, et très codifié (en fonction de la caste, du métier, de l’origine géographique ou encore pour certains évènements particuliers).
  • La vue sur le City Palace depuis la terrasse sur le toit de notre guesthouse à Udaipur. Beaux éclairages le soir. On peut même profiter parfaitement du spectacle son et lumière… Malheureusement en hindi.
  • L’excursion en dromadaire dans le désert du Thar. C’était assez particulier de se trouver pris dans une averse dans un paysage si aride, mais le début de la mousson nous a permis d’éviter une chaleur cuisante.

On a moins aimé :

  • Les scènes de pauvreté extrême aperçues depuis les bus notamment. Jusque là, on avait vu une version plutôt soft, le Rajasthan étant un des états les plus riches de l’Inde, mais en sortant des villes, on se rend vite compte de la réalité du terrain.
  • Le record atteint pour se faire servir un plat dans un petit resto de Jasailmer… Littéralement 2h, tout de même.

Ça nous a surpris :

  • La hauteur impressionante des dromadaires participant au défilé à Udaipur… Quand on s’est dit qu’on allait grimper là-dessus pour une excursion dans le désert quelques jours plus tard, on faisait pas les fiers ! (Finalement, bien qu’inconfortable, la position est assez rassurante, sauf quand les longues pattes du dromadaires commencent à patiner dans la gadoue !).
  • Découvrir la coutûme du « Johor » pratiquée par le peuple de Jasailmer, lorsque la cité assiégée s’apprêtait à tomber dans les mains de l’ennemi : les femmes se jetaient dans un bûcher, puis les hommes se lançaient dans une lutte à mort contre l’ennemi… Tout plutôt que de se rendre !
  • D’avoir le plus de pluie et par concéquence les températures les plus clémentes dans le désert du Thar.

Nourriture :

On continue à se nourrir principalement de Thalis, certains vraiment succulents, d’autres plus quelconques, qui nous permettent de tester les spécialités régionales (Khichari, Paneer Butter Masala, Gatta curry, Kadhi Pakora…). On est surpris de trouver des plats peu épicés même dans la rue.

  • Poulet tandori : 2ème fois qu’on mange de la viande depuis qu’on est en Inde. C’est un délice !
  • Kachori : beignet fourré aux lentilles.
  • Biryani : plat de riz pilaf parfumé au safran cuit à l’étouffée dans un four en terre.
  • Malai Kofta : boulette de légumes hachés et cuits dans une sauce au yaourt épicée.

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