Après deux semaines à parcourir d’ouest en est les grandes figures touristiques du Cambodge, on décide de lever le pied et d’aller se prélasser sur la côte Sud du pays. Avant ça, on passe quelques jours à Phnom Penh où nous disons au revoir à Elodie.

Le trajet (carte Google Map)

Phnom Penh

Bien que la capitale soit bien moins dense et agitée que d’autres grosses villes (notamment Manille), on apprécie beaucoup la quiétude de la zone du palais royal, où réside toujours le roi, et les rues l’encerclant, fermées à la circulation. L’ensemble de ces grands batîments et pagodes, très typiques de l’architecture khmère, est spendide.

La ville est surtout pour nous l’occasion de se plonger dans l’histoire tragique qu’a connue le peuple khmer lors de la domination des Khmers Rouges. Les visites de l’ancienne prison S21 et du camp d’extermination des Killing Fields, tous deux transformés en musées, sont passionnantes grâce aux excellents audioguides en français.

Enfin on parfait nos connaissances sur l’ancien empire khmer avec la visite du modeste musée national et des ruines du Ta Prohm à quelques kilomètres de Phnom Penh.

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Kampot

On rejoint ensuite la paisible ville de Kampot, sur la côte sud du Cambodge. On fait la connaissance de Guy, un expatrié français vivant ici depuis 5 ans qui nous fait découvrir les environs de la ville lors d’une balade en 4×4. On visite une coopérative produisant le fameux poivre de Kampot (ramassage et tri à la main). On se rend ensuite dans les marais salants où les femmes ratissent l’eau pieds nus dans le sel et les hommes transportent les lourds paniers remplis suspendus à un bout de bois sur leurs épaules. Enfin on rencontre des membres de la communauté Cham (musulmans, minoritaires dans le pays) dans leurs villages. On est tout heureux de découvrir la vie locale, les parties de cartes entre hommes, la réparation du matériel en attendant l’heure de la pêche, la récolte du poisson dans les filets… Et d’échanger sourires et photos.

Le lendemain, on se rend en scooter au Bokor, une ancienne station d’altitude datant de l’époque coloniale. La vue sur toute la vallée est spendide. C’est moins le cas du haut du plateau où les Chinois investissent dans la construction de casino et gros complexes hoteliers. On passe par une ville fantôme, les vestiges d’une église (tous deux héritages de la france), quelques pagodes bouddhistes modernes et une jolie cascade.

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Koh Rong

Avant de quitter le Cambodge, on profite, sûrement pour la dernière fois de notre tour du monde, des plages paradisiaques. L’île de Koh Rong n’a rien à envier à ses voisines thaïlandaises. On y a trouvé le sable le plus blanc et fin, une eau cristalline bleue ciel et ultra-chaude.

On établit notre camp sur la plage principale, succession de guesthouses et de resorts, où on se la coule douce pendant 2 jours. En basse saison, l’ambiance est bonne enfant, mi-fêtarde, mi familiale. On explore aussi l’île, en marchant à travers la jungle, pour rejoindre une plage quasi déserte (pas pour très longtemps, des travaux commençant) immense et magnifique.

Il est alors temps de reprendre la route pour un long trajet nous faisant traverser le Cambodge du Sud au Nord afin de poursuivre nos aventures au Laos.

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On a aimé

  • Goûter au luxe pour l’anniversaire de Nicolas : hôtel avec piscine à débordement d’où on a une vue sur tout Phnom Penh et succulent repas dans un resto français (gnocchis aux champignons, terrine, magret, coulant au chocolat…).
  • Prendre une bière et nos repas les pieds dans le sable, avec pour décor le golfe de Thaïlande, les cocotiers et les bateaux traditionnels.

On a moins aimé

  • Les gens se raclant la gorge et crachant (trèèès bruyamment), dans la rue comme dans le bus. Peut être qu’au bout de 4 mois en Asie on s’y habituera.

Ça nous a surpris

  • Assister à une cérémonie officielle de remise d’objets d’art par un collectionneur au musée national, en présence d’un représentant de l’état.
  • De trouver la meilleur route du pays en pleine campagne, permettant de se rendre au Bokor. Il faut dire qu’elle est la propriété d’une entreprise chinoise et qu’elle est payante :(.

Nourriture

On a encore gouté quelques spécialités locales, mais aussi craqué plusieurs fois pour des saveurs plus occidentales (pâtes carbo, burger, pain …).

  • Crabe au poivre de Kampot : très bon, même si on regrettait de ne pas avoir une petite sauce, au lieu des grains de poivres dans l’assiette.
  • Roti mortabak : sorte de crêpe salée musulmane avec du poulet et des légumes dedans.
  • Sirop de canne à sucre pressé devant nous, évidemment… Ultra-sucré !
  • Du bon pain français à Kampot (surtout avec un peu de nutella).
  • Gâteau d’anniversaire offert par l’hôtel et amené jusque dans notre chambre par les membres du personnel en chantant « happy birthday ». Qu’ils sont mignons ces Cambodgiens !

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