Changement de pays et changement de d’atmosphère. On passe de l’Amérique du sud à l’Amérique centrale pour rejoindre le Costa Rica. Ici pas de grande ville à visiter ou de vestiges d’anciennes civilisations pré-colombiennes, mais une nature d’une richesse et diversité incroyable. 3 semaines de découverte de ce pays qui regorge de plages paradisiaques, de parcs nationaux et leurs nombreux animaux ou encore de volcans en activités.

Trajet (carte google map)

La côte caribéenne : le sud

A peine arrivés, on file vers le Sud-Est du pays pour profiter des plages paradisiaques : sable blanc ou noir, et cocotiers plongeant vers une magnifique eau bleue à 28°.

Premier arrêt à Cahuita, un petit village à l’ambiance caribéenne où on se familiarise déjà à l’emblématique « Pura vida », dont nous gratifient tous les costaricains ! On visite le superbe parc national du même nom avec ses paresseux, singes capucins, singes araignées ou encore ratons laveurs.

Après deux jours, on poursuit vers Puerto Viejo, un village semblable. Notre excursion au parc Manzanillo est par contre un semi-échec : sans guide et sans bonnes chaussures, on ne peut aller très loin dans le parc. Tanpis, on profite de la plage désertique et de l’eau bleue pour bronzer et faire du snorkeling.

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La côte caribéenne : le nord

On accéde au village de Tortuguero après une journée de bus et … de lancha (petit bateau à moteur). Le village est perdu entre la mer et de multiples fleuves et canaux, au milieu de la forêt, sans accès routier. On passe presque trois jours à explorer les alentours en barque dans un premier temps, puis en marchant. C’est magnifique, on a l’impression d’être en pleine forêt amazonienne : rivières boueuses, végétation ultra-dense, caïman, singes, oiseaux en tout genre … La cerise sur le gateau : une excursion pour voire la ponte des tortues vertes. Bon on reste assez mitigé sur cette experience : c’est impressionnant de voir une tortue marine d’environ 1m30 pondre, mais l’expérience est devenue extrêmement touristique. Du coup pour protéger les tortues, les conditions sont très strictes : un garde nous appelle quand la tortue est « en place pour pondre » : on ne la verra pas sortir, ni retourner dans l’eau, et les différents groupes de touristes s’agglutinent à tour de rôle autour de cette pauvre tortue.

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La vallée centrale : San José et les Volcans

Après la côte caribéenne, nous nous rendons dans les terres. Nous ne ferons que passer à San José : plus par « obligation » que par véritable envie. La ville ne présente que peut d’intérêt touristique et ne fait surtout pas très accueillante : hotels de passe qui pullulent, pauvreté flagrante, certains quartiers assez glauques … Mais tous les bus convergent vers la capitale, nous y passerons donc par 3 fois. Juste avant le départ du pays, nous y rencontrerons Carmen, une octogénaire très active, qui travaille encore et qui ne dort (presque) jamais, chez qui nous passerons deux nuits. Elle nous organisera même une soirée Servas, où on partage un bon repas avec les autres Servas du coin.

Parmi les différents volcans du centre du pays, nous jetons notre dévolu sur le volcan Poas, toujours en activité, proche de la ville d’Alajuela ou nous élisons domicile. Le jour de notre visite, nous avons de la chance car le ciel est relativement dégagé (ce qui est très rare). On a une très belle vue sur le cratère principal les différentes strates témoins des érruptions passées et mêmes quelques fumerolles émergeant de l’eau qui a empli le cratère.

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La côte pacifique : la péninsule de Nicoya

Après Alajuela, nous partons pour le nord-ouest du Costa Rica où on parcourt pendant 6 jours la partie sud de la péninsule de Nicoya. On commence par 2 jours de plage à côté de Nosara, un paradis pour les surfeurs et pour les tortues de Ridley (dont on ne verra que les oeufs fraichement pondus). On poursuit avec Paquera pour visiter la réserve privée de Curu. Au programme : journée randonnée dans la forêt passant de la quasi jungle aux mangroves du bord de l’eau en observant la faune toujours présente (singes, chevreuils, ratons laveurs…). On termine par le village de Montezuma, réputé pour son ambiance tranquille, où on se balade plusieurs heures sur les magnifiques plages en rejoignant une petite chute d’eau qui se déverse dans la mer. On croise seulement une petite dizaine de promeneurs sur la journée, on a les plages pour nous !

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La côte pacifique : Manuel Antonio

Pour finir, on se rend à la très touristique ville de Manuel Antonio pour profiter une dernière fois de la mer et surtout pour découvrir le parc national (le plus visité du pays). On s’offre les services d’un guide pour l’excursion dans le parc. En 2h, il nous permet de voir de très nombreux animaux, et surtout de découvrir les tous petits animaux grâce à son « télescope » (sauterelles, mini chauves-souris, petits lézards et caméléons…).

Le parc n’est pas le plus beau que l’on ait vu, mais les plages sont parfaites et la faune bien présente.

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Ce qu’on a aimé

  • La faune : faire une liste exhaustive des animaux que l’on a vu serait trop long (et on est loin de connaitre tous les noms). En voici quelques uns : paresseux, les 4 espèces de singes du pays (capucin, hurleur, araignée et écurueil à dos roux), ratons laveurs, écureuils, chevreuils, biches, mouflettes, caméléons, iguanes, grenouille vénéneuse, caiman, tortue verte, chauves-souris, geai, toucan, colibris, perroquets, pélicans, serpents, araignées …
  • Les paysages très diversifiés entre les plages paradisiaques, la dense forêt digne de la jungle, les volcans aux cônes parfaits, les rivières ou encore les racines entrelacées des mangroves.

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Ce qu’on a moins aimé

  • Les longues heures de bus : le pays n’est pas très grand (1/10ème de la France, riquiqui par rapport aux grands pays d’Amérique du Sud !), pourtant nous avons passé plusieurs journées dans des bus, lancha et ferry. En cause, les routes parfois mauvaises et les changements de bus fréquents, notamment dans la péninsule de Nicoya.
  • Les fonds sous-marin : une eau bleue, mais finalement peu de poissons sur la côte caribéenne et une eau trouble sur la côte pacifique.
  • Les prix : le Costa Rica est un pays touristique et le gouvernement ne s’en prive pas. La moyenne : 15 dollars pour rentrer dans un musée ou admirer un volcan, c’est pas donné.

Ce qui nous a surpris

  • Qu’on se lève aussi tôt : entre 5 et 7h en général pour éviter les nuages, observer les animaux ou tout simplement prendre un bus.
  • Ici la quasi totalité des ponts sont à une voie même sur des routes principales.

Chiffres

18 jours de pluies sur 20 – ce n’est pas un mythe, il pleut beaucoup au Costa Rica surtout qu’on était à la saison des pluies. Cependant, il pleut la plupart du temps en fin de soirée ou dans la nuit. Par contre l’humidité permanente fait que rien ne séche et après trois semaines nos serviettes commencent à puer.

La nourriture

On ne vient pas au Costa Rica pour la nourriture. La cuisine locale est peu variée et constituée principalement d’haricots rouges ou noirs et de riz accompagnés de poisson ou de viande.

  • Gallo Pinto : plat du petit déj avec du riz, des haricots noirs et des oeufs brouillés.
  • Casado : pour le déjeuner, même recette, mais avec de la viande (poulet, boeuf …) à la place des oeufs.
  • Fruits exotiques : biensur la mangue et l’ananas (même si ce n’était pas la saison), mais aussi le ramboutan ou litchi chevelu.
  • Patacones : platanos (sorte de bananes) écrasés et frits.

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